Ils n'ont pas de jugement,ils sont partis en Tunisie et ils ont laissé leurs enfants avec le frère de Mao et sa famille ; heureusement, ils ont emmené le plus petit. Il sont pressés de dépenser l'argent de cette maison qui n'aurait jamais du être vendue.
Ils ont emmené avec eux " le bourgeois " bien sûr, il est gentil avec moi malgré son instruction mais il reste si différent de moi. Ils ne m'ont rien proposé, je serais bien partis avec eux, peut-être ont-ils honte de moi et pourtant je ne suis pas bête. Cela aurait été un remerciement pour l'aide apportée par mon travail.
Un travail qui me pèse car je vieillis mais je veux toujours participer à la vie paysanne : faire les foins, couper les asperges ; ça me fait mal au dos mais je ne peux pas m'empêcher d'intervenir, de donner mes conseils.
Je proteste contre tous ces désherbants qu'il pulvérise dans la serre même avec un masque on s'étouffe, je n'y touche pas, c'est certain que c'est mauvais pour la santé.
Je proteste contre tous ces engrais qui vont finir par épuiser le sol, rien ne vaut le fumier et l'alternance des cultures, comme on a toujours fait. Mais voilà, avec la nouvelle maison sans dépendances, ils ne peuvent plus avoir des animaux.
Quelle idée saugrenue de mettre des oies dans la cour, elles mangent tous les bourgeons des arbustes !
Et je ne parle pas des canards de Barbarie qui merdent de partout.
Et puis, ils ont toujours des chiens méchants, ce gros chien-loup a détruit la volière et les beaux faisans se sont enfuient ou ont été mangés.