Joseph m'a amené un panier de petites poires sauvages ainsi qu'un demi panier de coings cueillis au bois.Tout cela est véreux c'est l'inconvénient de ces fruits non traités. J'ai embaucher Claire pour m'aider à faire des confitures, elle est allé chercher le sucre au village. A deux, nous avons mis plus d'une heure pour trier ces fruits et donner les débris aux poules qui se régalent !
Ma marmite est trop haute et je ne suis pas assez grande pour surveiller et remuer ce mélange, avec une chaise ça peut faire. J'aurais pu faire une petite quantité mais j'ai préféré tout mettre ensemble. Je ne mets jamais poids égal de sucre, ça ne sert à rien mais je suis obligée de cuire plus longtemps ce qui est préjudiciable au goût. Poires et coings c'est facile, ce n'est pas comme les cerises qui tournent vite au caramel!
Je me dépêche, je finirai la cuisson sur le poêle à bois, c'est une chaleur plus douce et pendant ce temps, je peux préparer la soupe sur le gaz. Cet après midi, je ne cuisinerai pas, je sais que je vais la passer( et ça ne suffira pas ) à rapiécer la veste en velours de Moïse, je coupe les anciens pantalons et je met des pièces, la pauvre veste elle est bien malade mais il en aura besoin cet hiver pour aller couper du bois et tailler les arbres fruitiers. Car il n'est toujours pas décidé à en acheter une nouvelle, il achètera plutôt " une canadienne " qu'il pourra mettre sur la vespa. Il faudra qu'il change ses bottines qui me font honte mais il dit que ce n'est pas nécessaire car il sort très peu maintenant. Il aurait besoin d'un rasoir car je n'aime pas le voir avec ce couteau.
Il ne veut pas aller au magasin, je suis obligée d'aller au marché à Saint Vallier chez David pour lui acheter des chemises et des pantalons de travail . Il me faudra y aller, je demanderai à Claire de m'accompagner car il faut faire deux km cinq cent pour prendre le car et puis courir au milieu de la foule qui cherche une bonne affaire et ensuite refaire deux km cinq cent avec les bagages. Chaque fois, c'est sûr je prends une " crise de foie " je sais moi que c'est parce que ça me contrarie ce marché avec tous ces marchands qui n'ont pas toujours des vêtements en tissu de bonne qualité. Pour les caleçons bien chauds, il n'y a qu'une adresse, chez Dandel à Romans près de Saint Barnard et pour les chapeaux c'est chez Mossant.
Pour moi, je garderai mon vieux manteau noir et j'achèterai un manteau à Claire, on ira au " Printemps "
Et aussi, il faut demander à mon fils de me régler la machine à coudre et je commencerai à retourner mes draps, il y a du travail pour tout l'hiver, en effet ils sont clairs au milieu, il faut les couper et mettre la partie usée sur les bords !
Et puis, j'ai commencé à tricoter un pull à Moîse qu'il faudra finir avant les grands froids. Pour les chaussettes, je les laisse " rapetasser " à Claire, ce n'est pas méticuleux !