El Morjène

31 août 2012

Sérénité de ce paysage

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08 avril 2012

Monet

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03 septembre 2010

Romantique, sentimentale mais aussi réaliste et désirante ainsi vivait Rosine.
Elle passa une semaine à courir à l'hôpital, elle restait auprès de Thomas dans la confiance.
Car pour un malade, la confiance qu'ont ses proches de sa guérison semble jouer beaucoup ! S'il n'y a personne  à s'intéresser à eux, s'il y a juste le personnel hospitalier, cela ne suffit pas.
Dans ce service de neurologie, les infirmières et les aides soignantes étaient au top et le médecin dépassait tout ce que Thomas osait espérer ! On ne trouva rien au cerveau, ni au coeur mais le calcium, le potassium et le magnésium étaient effondrés.
Il rentra chez lui le samedi et Rosine qui était en vacances proposa un voyage en Italie ou ailleurs mais Thomas demanda quelques jours de convalescence puis oui ils allaient partir tous les deux sans les enfants et petits enfants !
Tous les deux comme deux amis, comme deux inséparables bien qu'ils vivaient chacun de son côté !
" Nous n'avons retenu aucun hôtel mais c'est fin Août "
" Nous allons partir à l'aventure "
Mais qu'avait-il dit lui, l'homme raisonnable qui ne partait jamais sans savoir où il allait dormir, sans savoir ce qu'il avait décidé de visiter.
Elle voulait aller en Italie et bien il allait y aller ! Peut-être aurait-il préféré visiter le musée international de Florence mais il avait besoin lui aussi de paix, de tendresse, il avait besoin des paysages tout en rondeur de l' Ombrie !
Fin

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09 août 2010

Rosine avait retenu des vacances, elle n'avait pas lésiné, elle avait loué huit jours près de la mer, pour six personnes, avec l'accord de Thomas.
Sans enthousiasme, il avait donné son accord pour partir avec Rosine, sa fille et ses petits enfants.
Les valises étaient prêtes depuis un mois et puis chaque jour, on pensait à rajouter des choses : un sac pour le petit déjeuner avec du lait, du nescafé, de la ricoré, du banania ; ne pas oublier les ciseaux et l'ouvre boîte.
Vider et nettoyer le frigidaire, faire cuire tous les oeufs pour le casse-croûte de la route.
Florence était prête avec sa grande fille et le bébé, Thomas fumait sa dernière cigarette !

Rosine entre à la cuisine à huit heures moins trois minutes :
il est par terre inconscient, il ronfle dangereusement, il a le teint gris et fait quelques gestes involontaires ; il respire !
Vite Florence le surveille et Rosine appelle le samu, elle explique qu'il va très mal ; un quart d'heure, c'est très long quand on attend...
Enfin, ils sont là, le médecin ne paraît pas trop inquiet :" Quel âge a-t-il ? "
Thomas arrive difficilement à émerger de son inconscience !
On part aux urgences de l'hôpital !

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31 juillet 2010

Tu as raison Thomas, je n'ai pas une table adéquate pour ton écriture.
Tu as raison Thomas, je n'ai aucune envie de te faire à manger.
Tu as raison, chez Lucie ou chez Gilbert c'est beaucoup plus intéressant !
Vous avez raison, Monsieur Thomas et si vous changer d'idée, je n'y vois aucun inconvénient !

J'ai fait quelques progrès depuis l'âge de vingt ans. Moi aussi, je sais faire l'observatrice et je sais percevoir le monde tel qu'il est et non tel que je voudrais qu'il soit !
Et je commence à t'accepter tel que tu es et non tel que j'aimerais que tu sois !

Connais-tu une solution à nos vies, surtout pas une communauté ?

J'ai renoncé à la culpabilité depuis longtemps mais devenons nous vraiment ce que nous pensons ?

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07 juin 2010

Elle imaginait qu'un jour il la quitterait comme il avait fait pour les autres ; ce n'est pas à son âge qu'on va changer encore qu'il était devenu différent, il ne ressemblait pas à l'homme qu'elle avait connu froid, distant, se prenant pour un Dieu ou pour le plus grand philosophe.
Enfin, il était légérement plus humble et ne disait plus ironiquement :" Alors, tu vas écrire pendant tes vacances en Bretagne " et bien oui, elle avait écrit et ça n'avait été pas si mal que ça !
Elle n'avait pas réussi dans son souhait de vacances partagées alors elle partait avec son amie ou avec sa soeur.
Elle imaginait sa vie à lui, courait-il toujours par monts et par vaux après des maîtresses éventuelles ; bien sûr, elle préférait ne rien savoir, elle préférait ne rien comprendre à sa décision de rencontres amoureuses rares et ferventes. Jalouse évidemment, il n'y avait plus Marguerite, il n'y avait plus Eva mais elle imaginait une longue liste !
Un grand point noir à cette liste, il y avait son amie qui s'était suicidée, il lui en avait vaguement parlé mais elle avait senti qu'il avait été meurtri et peu après cet événement il était parti définitivement de Lyon. Elle ne voulait pas savoir leurs relations passées, elle voulait oublier mais cette pauvre femme avait laissé une lettre, l'avait-il gardé, elle ne saurait jamais !
Il avait prétendu aimer toutes les femmes, une chose impossible quand on sait le travail que cela représente d'en aimer une et puis aucune femme ne pouvait supporter cela, c'était contre nature !
Il avait mis de l'eau dans son vin, il ne se croyait plus invincible, invisible, toujours fuyant comme une anguille, toujours prêt à de nouvelles conquêtes !

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20 mai 2010

Elle en avait assez de faire le trajet chaque week-end de libre jusque dans la Drôme. Lui pouvait se déplacer, elle lui demanderait de monter à Lyon, elle l'inviterait au restaurant du quartier car elle ne souhaitait pas trop cuisiner dans cette cuisinette.
Un week-end c'est fait pour se reposer après le travail harassant de la semaine !  elle proposerait une promenade sur les quais de la Saône ou un petit séjour dans les Dombes pour voir les oiseaux.
Il avait dit oui au téléphone, il était venu le vendredi soir, elle avait changé d'horaire avec sa copine, elle avait travaillé le matin et avait quitté l'hôpital à quatorze heures trente, le temps de rentrer avec sa petite coccinelle verte toute arrondie mais les embouteillages existaient toujours !
Allait-il bougonner comme la dernière fois et parler " d'erreurs ", que voulait-il dire ? au nom de quelles religions, de quelles philosophies parlait-il ainsi, elle ne comprenait pas ses paroles et surtout elle ne demandait aucune explication.
Si il parlait de ses erreurs à lui, c'était son droit mais ses défauts à elle étaient connus, rien ne servait de s'apitoyer sur sa fragilité !

Posté par Nicole Chaabi à 10:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Elle savait depuis longtemps qu'il était très libertin, qu'il ne voulait aucune attache, qu'ils se méfiait des sentiments mais les désirs ne sont pas éternels ...
L'amour c'est bien pour elle un mélange fort de sentiments et de désirs ; bien sûr, ce n'est plus la mode tant pis, on parle volontiers que de sexualité pour parler d'amour. Pauvre couple basé uniquement sur les jeux sexuels ; quand ils n'existent plus ou quand ils existent sans désir, c'est encore pire !
Elle s'interrogeait elle aussi, comment avait-elle pu vivre dans la bigamie pendant ce temps passé avec l'impossibilité de quitter son mari.
Ne lui avait-il pas tout apporter, tout prêter car il ne donnait rien : sa personne, sa maison, sa richesse, sa vie bourgeoise avec une complète indépendance ; était-ce à cause de ses avantages matériels qu'elle avait mis si longtemps à le quitter malgré sa méchanceté, son ironie, son arrivisme, sa soif d'argent elle avait gardé envers lui une certaine amitié et quand elle le revoyait par hasard, c'était assez cordial !
Elle ne cherchait pas trop à comprendre cette relation ambiguë avec Thomas, elle ne lui avait pas encore parler de sa frustration avec ces rencontres programmées, organisées, non aseptisées bien sûr !
Craignait-il de perdre tout désir pour elle, c'était ce qu'elle pensait mais cette situation était impossible pour elle !
Une vie trop programmée, sans imprévus tue les désirs ! rien de tel pour devenir insensible !
Et pourtant Rosine n'avait pas souhaité une cohabitation, elle voulait garder une demi indépendance donc elle n'avait pas demander de mutation, elle travaillait toujours à Edouard Herriot.

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15 mai 2010

Les souvenirs refluaient dans le corps de Rosine, elle se rappelait du passé qui datait de six ans.
Il avait dit " jamais, jamais " et pendant trois mois elle ne lui avait pas téléphoné, elle était très en colère.
Lui avait-elle demandé quelque chose ? non, elle ne demandait rien.
Lui avait-elle proposé quelque chose ? pas du tout.
Pour qui se prenait-il ? même un Dieu n'aurait jamais dit une chose pareille.
Et le balancier chantait chaque jour : lui jamais , moi toujours et elle ressassait et elle méditait.
Et puis, et puis c'était lui qui avait téléphoné, c'était lui qui l'avait invitée en randonnée et elle était allée malgré son sentiment d'avoir été bafouée.
N'avait-il aucun sentiment cet homme, c'était incroyable un comportement pareil. Peut-être ne savait-il pas mentir et était -il un lapin sans émotion et sans sentiment.
Et pourtant, c'était si agréable ses rencontres au parc de la Tête d'or ou sur les quais de la Saône !

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Il se souvenait du magnifique parc avec des platanes, des cyprès, des buis centenaires à Gréoux les Bains, c'était à l'hôtel où il faisait une cure thermale.
Elle était là sur son relax, elle était là la jeune femme dans une robe bain de soleil aux couleurs orangés, elle semblait dormir !
Il avait souri, il avait parlé, il avait eu mille discussions interessantes mais elle avait une alliance, elle était mariée, elle avait deux enfants adolescents ; ça l'ennuyait tout cela, il ne voulait pas de problèmes !
Le dernier jour, ils avaient discuté plus longuement comme des camarades mais lui avait senti en elle une grande émotion
: " Vous êtes un mystère que je cherche à comprendre "
Et lui malgré son désir qui n'avait pas cessé pendant tout le séjour, il avait dit sévèremment : " Jamais, jamais " et ça ne l'avait pas tuée !

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